Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Jean Gabin

Au tribunal...

21 Mai 2006 , Rédigé par Philippe Publié dans #Sa vie

Alors qu'il "gabotine", de "Archimède Le Clochard" à "un Singe en Hiver", l'acteur-propriétaire va connaître la plus grande déception de sa vie personnelle.
      En effet, depuis le début des années cinquante, Gabin investit dans la terre normande, constituant peu à peu le domaine de "
La Pichonnière", sur lequel il fit construire "La Moncorgerie". Réalisant son rêve d'enfant, l'acteur se lance dans l'élevage de bovins, avant de se constituer une écurie de trotteurs.
      Dans la nuit du 27 au 28 juillet 1962, sept cents agriculteurs, protestant contre la centralisation des terres, envahissent La Pichonnière, exigeant la location de certaines fermes à de jeunes éleveurs en difficulté. Visiblement, il s'agissait de se servir de la popularité de l'acteur pour faire connaître à l'opinion publique les problèmes du monde agricole. Mais cette situation bouleversa profondément l'intéressé, qui se voyait rejeté par la communauté paysanne de sa région. L'affaire devait se terminer devant les tribunaux lorsque, à l'ouverture du procès, Jean décide de retirer sa plainte. Mais la blessure ne se refermera jamais.

      Sur un plan professionnel, assuré de son travail, Jean Gabin prend désormais moins de risques, son nom suffisant à assurer les recettes d'un film. Souvent entouré des mêmes techniciens (le producteur Jacques Bar, les dialoguistes Michel Audiard puis Pascal Jardin, le photographe Louis Page, le preneur de son Jean Rieul...), dirigé par les mêmes réalisateurs (Grangier, Verneuil, La Patellière, Delannoy, Le Chanois), il surprend rarement les cinéphiles des années soixante. Certes, il est permis de prendre quelque plaisir à la vision de "
Le Cave se Rebiffe", s'étonner de l'opposition Gabin-Delon dans "Mélodie en sous-sol" (1963, à l'origine d'une brouille avec Audiard et Verneuil), le voir avec bonheur personnifier pour la troisième fois le héros de Simenon dans "Maigret Voit Rouge" (1963), apprécier l'association Gabin-Fernandel, avec qui il fonde la maison de production Gafer et tourne "l'Age Ingrat" (1964, un échec commercial), où le duo Gabin-De Funès ("Le Gentleman d'Epsom", "Le Tatoué", 1968). Mais rien de tout celà ne nous semble aujourd'hui indispensable.
      La décennie se termine tout de même par un succès international, "
Le Clan des Siciliens" (1969), qui réunit Jean Gabin, Lino Ventura et Alain Delon. De la bonne ouvrage, ni plus, ni moins

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article