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Jean Gabin

Au cinéma...

21 Mai 2006 , Rédigé par Philippe Publié dans #Sa vie

 la fin des années vingt, Jean Gabin interprète, en duo avec le clown Dandy, quelques numéros de music-hall. Il semblerait que certains aient été filmés ("L'Héritage de Lilette/Ohé les Valises", "Les Lions".
      Après avoir refusé de débuter à l'écran dans le film de Wilhelm Thiele, "Les Chemins du Paradis" (1930), il est pris sous contrat par la société Pathé-Natan et tourne enfin son premier long métrage, "
Chacun sa Chance" (1930), de Hans Steinhoff et René Pujol. Il entame alors une série de films qui n'ont pas laissé date dans l'histoire du cinéma (à part sans doute "Les Gaités de l'Escadron", réunissant Raimu, Fernandel et Gabin dès 1932), jusqu'à "La Belle Marinière" que l'interessé considère lui-même comme son premier grand rôle à l'écran. En effet, les rôles plus étoffés arrivent ("Zouzou" avec Joséphine Baker, "Maria Chapdelaine" avec Madeleine Renaud, tous deux de 1934...), lui permettant de se faire un nom dans le monde du septième art. Les critiques de l'époque remarquent déjà le naturel de l'acteur qui, de son côté, tente de jouer avec retenue pour ne pas exagérer l'expression des sentiments accentués par les traits particuliers de son visage.
      Plus surprenante est l'interprétation qu'il donne de
Ponce-Pilate dans le "Golgotha" de Julien Duvivier (1935). L'acteur et le réalisateur entament ainsi une longue et profitable collaboration. Jean vient de lire le roman de Pierre Mac Orlan, "La Bandera", et demande à Julien Duvivier d'en réaliser l'adaptation cinématographique, prenant pour la première fois en mains son destin artistique. Bonne initiative...

      Entre-temps, Jean Gabin a épousé, le 23-11-1933, Jeanne Mauchain, danseuse nue du Casino de Paris connue sous le pseudonyme de Doriane. Trois jours avant le mariage, son père a été retrouvé mort dans son fauteuil.

      De 1935 à 1939 se forme le mythe Gabin, dans cet âge d'or du cinéma parlant français qui traversa la période du Front Populaire. Il suffit de citer, sans commentaire: "
La Belle Equipe", "Les Bas Fonds" (1936), "Pépé le Moko", "La Grande Illusion", "Gueule d'Amour" (1937), "Quai des Brumes", "La Bête Humaine" (1938), "Le Jour se Lève" (1939), sous les directions alternatives de Julien Duvivier, Jean Renoir, Jean Grémillon, Marcel Carné. Chapeau bas...

      Dans deux de ces chefs-d'oeuvre - je ne vous fait pas l'injure de les énoncer - il a pour partenaire la belle et mystérieuse
Mireille Balin avec laquelle il entretient une liaison éphèmère. Dans un troisième - même remarque - il rencontre la jeune Michèle Morgan. Elle avait de beaux yeux... Le sort de Doriane etait scellé... 

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